Des innovations pour les patients


« Le fait d’appartenir au réseau de l’infrastructure BIOBANQUES va nous permettre d’établir des collaborations dans d’autres villes afin de valider les résultats de notre étude sur le dépistage précoce du cancer du poumon »

Le Pr Paul Hofman, directeur de la Tumorothèque du Cancéropôle PACA

 

 

L'équipe de chercheurs de l’Inserm U1081/Université de Nice, dirigée par le Pr Paul Hofman, également directeur de la biobanque du CHU de Nice, a validé une technique de diagnostic précoce du cancer du poumon par une simple prise de sang. 

Cette technique très innovante a été développée grâce aux travaux du Pr Patrizia Paterlini-Bréchot, chercheuse et Professeur en biologie cellulaire et oncologie à la faculté de médecine Necker-Enfants Malades de Paris.

Son travail a permis en quelques années la mise au point de la technique ISET (Isolation by Size of Epithelial Tumor/Trophoblastic Cells) qui permet d'isoler des cellules tumorales qui circulent dans le sang.

Ce test a donc été choisi par le Pr Paul Hofman et son équipe de l'Inserm à Nice pour mener une étude clinique sur des patients à risque et dont les résultats ont été publiés le 31 octobre 2014, faisant grand bruit dans la communauté internationale.

En effet, chez les patients atteints de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), cette technique de détection des cellules tumorales circulantes peut ainsi permettre d'identifier un cancer du poumon plus précocement que par des examens cliniques.

Grâce aux biobanques suédoises : un vaccin préventif contre le cancer du col de l’utérus mondialement prescrit

La collection d’un grand nombre de ressources biologiques est le fer de lance de la recherche médicale suédoise. Grâce aux échantillons biologiques stockés dans les biobanques du pays depuis les années 60, les scientifiques suédois ont pu mettre au point un vaccin majeur permettant de prévenir les deux tiers des cancers du col de l’utérus (lequel constitue le deuxième cancer le plus répandu chez les femmes dans le monde, après le cancer du sein).

Cette étude s’est appuyée sur les ressources de quatre biobanques majeures des pays nordiques permettant l’accès à près d’un million de patients inscrits sur les registres nationaux du cancer. Les chercheurs suédois ont ainsi pu évaluer l’implication des infections sexuellement transmissibles sévères dans le cancer du col de l’utérus, en révélant le rôle majeur et central de certains types de HPV (ou herpès papillomavirus humains, virus sexuellement transmissibles). Si ces registres avaient été fermés ou éparpillés, sans moyen d’y accéder de manière directe et harmonisée, ni les recherches, ni le vaccin n’auraient été possibles.

A ce jour, une vingtaine de papillomavirus humains, ou HPV, ont été identifiés par les chercheurs comme responsables du cancer du col de l’utérus. L’étude menée par les Suédois a permis de prouver que les HPV 16 et 18 sont les plus souvent impliqués dans la survenue de ce cancer.

 


Pour aller plus loin

La biobanque, un maillon essentiel dans la chaîne de la recherche

Le biobanking

 

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